Zyc'Methys
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Musique, légendes, Histoire et traditions populaires

L'Histoire, la musique, les mythes chantés, les légendes contées,...

 

Silky, “The Great Silkie of Sule Skerrie”

An earthly nurse sits and sings,
And Aye, she sings by lily wean
And little ken I my bairn’s father,
Far less the land where he dwells in.

For he came one night to her bed feet,
And a grumbly guest, I’m sure was he,
Saying “Here am I, thy bairn’s father,
Although I be not comely.”

“I am a man upon the land,
I am a silkie on the sea,
And when I’am far and far frae land
My home it is in Sule Skerrie.”

And he had ta’en a purse of gold
And he had placed it upon her knee,
Saying, “Give to me my little young son,
And take thee up thy nurse’s fee”

“And it shall come to pass on a summer’s day,
When the sun shines bright on every stane,
I’ll come and fetch my little young son,
And teach him how to swing the faem.”

“And ye shall marry a gunner good,
And a right fine gunner I’m sure he’ll be,
And the very first shot that e’er he shoots
Will kill both my young son and me.”

Une légende célèbre en Ecosse

Rendue célèbre en anglais par Joan Baez dans les années soixante puis en français par Tri Yann (qui change le phoque en dauphin...) dans les années soixante-dix, cette chanson écossaise remonte en fait à l’aube des peuples habitant les îles Hébrides et Orkney. Les légendes narrant l’union d’un humain avec un phoque y sont légions et se sont immiscées par la suite dans les légendes celtiques. Elles évoquent les rapports difficiles entre êtres de natures différentes, sont bien souvent tragiques ou ne se terminent bien qu’au prix de sacrifices accordés des deux côté du couple… un peu comme… en vrai, d’où l’intérêt de nos contemporains pour ces récits. Sauf que pour un peuple qui substitut l'Etat par le Clan, les amours hors du clan son inacceptables; Roméo en fera les frais plus tard. « Le Grand Phoque du Sule Skerrie » est l’une de ces légendes et fait l’objet de nombreuses versions différentes encore chantées ou contées actuellement.

Différente des contes gallois

À l’inverse, les unions terrestres/souterraines des contes gallois rendent favorables ce genre de rencontres surtout qu’elles y sont temporaires et plus «associatives» qu’amoureuses… Un seigneur gallois chassant le même gibier qu’un seigneur du "Monde d'en dessous" va passer un pacte avec lui dans le but d'arranger les soucis de l'un comme de l'autre. Dans le Mabinogi, par exemple, les habitants des mondes souterrains, ou «Autre Monde» sont d'apparences humaines, ce qui permet aux uns de visiter incognito le monde des autres. De plus, si les phoques sont obligés de quitter leur peau pour intégrer le monde humain, les habitants de l’ «Autre Monde» usent allègrement de pouvoirs magiques pour prendre les traits d’un autre ou modifier les traits d’un tiers. Mais les problèmes subsistent, non pas dû à un aspect ou un mode de vie mais au calendrier. Sans nous dire pourquoi, les contes gallois font état d’un impératif récurrent : le séjour dans le monde de l’Autre est légiféré par le temps. Sans doute, les auditeurs en connaissaient les raisons: on sait que le calendrier celtique comportait des dates favorisant la perméabilité d’un monde à l’autre (Samain par exemple, le futur Haloween), mais cela n’est qu’un aspect d’une cosmologie plus complexe qui nous échappe. Il faut admettre cependant que le phoque n'est pas un animal de la mythologie celte, mais plutôt de l'univers quotidien des hommes du néolithique, ces formidables pécheurs qui allèrent (on le sait maintenant grâce aux analyses d'ADN) jusque en Amérique, traversant un océan à moitié gelé. Imaginons un monde où le sol ne se différencie guerre de la banquise, banquise qui abrite des centaines d'espèces animales! Voilà un monde souterrain plein de mystères !

Un message de la nuit des temps

Pour nos insulaires proto-écossais, qui découvraient sur des côtes presque arctiques ces créatures mi-poissons mi-terrestres, nul besoins de rendre abstrait l’Autre Monde, il s’agissait du monde sous-marin dont le calendrier était visible par les marées et la fonte des glaces. Mêlés aux mythologies grecques ou scandinaves, ces chants, dont l’origine remonte sans doute au néolithique, nous sont parvenus avec des sirènes amoureuses d’un marin ou d’un prince. Ou encore en France sous la forme d'un homme-hérisson... Mais la dramatique et la morale, même christianisées pour que tout se termine par un mariage et beaucoup d’enfants, restent les mêmes.

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Les éditions du guépard © 2003

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